Direction de l’Agriculture et du Développement Rural

Biotechnologie et biosécurité

La Conférence des Ministres de la CEDEAO sur la technologie de Bamako a recommandé le développement d’un plan d’actions pour la biotechnologie et la biosécurité.

Trois axes prioritaires ont été définis :

  • le développement des biotechnologies,
  • l’adoption d’une approche régionale en matière de biosécurité,
  • la promotion de l’information et de la communication avec les parties prenantes.

Le développement de se plan a été mené en collaboration avec le CORAF/WECARD [1] et l’INSAH/CILSS [2] et sa mise en œuvre est un aspect important de la Politique Agricole de la CEDEAO (ECOWAP), qui vise à relever les défis complexes de la sécurité alimentaire et nutritionnelle qui affectent la région depuis de nombreuses années.

Le Plan d’Action sur la Biotechnologie/biosécurité de la CEDEAO a été validé par les experts de la région et adopté lors de la troisième Conférence Ministérielle, tenue du 27 au 30 mars 2007 à Accra, Ghana.

Il est le fruit d’un long processus de consultations avec divers acteurs qui s’intéressent à l’application de la biotechnologie à l’agriculture dans la région, y compris les scientifiques, les organisations agricoles professionnelles, les média et les décideurs.

Ce plan d’actions vise principalement l’application biotechnologique en vue de renforcer la productivité agricole et de stimuler la compétitivité, tout en préservant la base des ressources naturelles. Le développement de la biotechnologie dans l’espace CEDEAO devrait permettre de résoudre certaines contraintes prioritaires de la production végétale et animale et d’apporter une contribution significative à la réalisation des objectifs de la Politique Agricole de la CEDEAO (recherche de la sécurité alimentaire durable, développement économique et social, réduction de la pauvreté dans les pays membres de la CEDEAO).

Dans l’ensemble, la mise en œuvre du Plan d’actions offre une démarche intégrée pour accroître la production et faciliter la pénétration de la Science et de l’Innovation dans la région ouest africaine. Cela contribuera à répondre aux besoins alimentaires accrus, tout en tenant compte des risques potentiels pour la santé humaine et l’environnement.

mercredi 21 mars 2012

Notes

[1Conseil Ouest et Centre Africain pour la Recherche et le Développement Agricoles

[2Institut du Sahel / Comité permanent Inter-Etats de Lutte contre la Sècheresse dans le Sahel