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Ecowas
Direction de l’Agriculture et du Développement Rural

Importance et potentialités du secteur de l’élevage d’Afrique de l’Ouest

Avec plus de 60 millions de bovins, 160 millions de petits ruminants et 60 millions de volailles, joue un rôle essentiel dans l’espace CEDEAO. Mais le soutien au secteur est insuffisant pour exploiter ses potentiels

Avec une population de plus de 350 millions d’habitants, les pays d’Afrique de l’Ouest ont une économie avant tout rurale qui repose sur les potentialités qu’offre le secteur primaire.

L’élevage joue un rôle essentiel dans l’espace CEDEAO. Sa contribution moyenne au PIB agricole est en effet de 35%. En réalité, cette contribution passe à près de 50% si la valeur de la traction animale et de la fumure organique dans les systèmes mixtes agriculture-élevage est prise en compte.

L’élevage contribue pour 5 à 10% des exportations des pays ouest africains, notamment le Burkina, le Mali et le Niger, les trois grands pays détenteurs de bovins et ovins/caprins.

A l’échelle des populations, le sous-secteur de l’élevage soutient sensiblement le disponible alimentaire et la sécurité nutritionnelle. Il assure un emploi et un revenu à une majorité de population active rurale. Au plan socioculturel, les échanges non commerciaux du bétail hors marchés constituent un facteur sérieux d’intégration sociale. Aussi, la grande variété de la reproduction animale contribue énormément aux ressources génétiques et à la conservation de la biodiversité.

Un soutien insuffisant

En dépit de son importance socio-économique, le sous-secteur de l’élevage ne reçoit que de faibles investissements et appuis financiers. Les perspectives d’amélioration à court terme restent incertaines et plusieurs signes inquiétants sont perceptibles, notamment les problèmes institutionnels, de dégradation et de gestion des ressources pastorales, de protection sanitaire des animaux, et de l’augmentation progressive des importations de produits laitiers. Aussi, les stratégies et les interventions nationales ont souvent manqué de cohérence à l’échelle régionale pour permettre le développement durable de l’élevage et des ressources animales.

En conséquence, la capacité des structures de production, de commercialisation, de recherche, ou les services vétérinaires s’est affaiblie. Le sous-secteur reste toujours peu performant par rapport aux potentialités existantes et par rapport aux besoins des populations. En 2008, la production annuelle de l’ensemble des viandes a totalisé 2,532 tonnes (soit 8,03 kg/habitant/an) pour un besoin de consommation estimé à 13,8kg/hab/an. La production laitière était d’environ 2,425 millions de tonnes (soit 7,698 kg/habitant/an) contre un besoin de consommation de 28,8 kg/hab/an (source FAO, 2009).

Avec plus de 60 millions de têtes de bovins et 197 millions de petits ruminants, 445 millions de volailles (FAOSTAT, 2009), l’Afrique de l’Ouest regorge d’énorme potentialités de productions animales et s’illustre comme une région d’élevage par excellence. Par rapport à l’effectif total en Afrique subsaharienne, cette région compte pour 25 % de bovins, 33 % d’ovins et 40 % de caprins.

Un potentiel à valoriser

Malgré ces atouts, la capacité des productions animales demeure insuffisamment valorisée et la région continue d’importer d’importantes quantités de produits animaux pour satisfaire les besoins de sa population. En 2007, les pays de la région ont importé quelque 151 584 tonnes de viandes de volaille (pour une valeur de 156,1 millions de dollars US) et 182 314 tonnes de lait (coût : 642,5 millions de dollars US).

Les prévisions pour la région montrent davantage une croissance importante de la demande en produits d’origine animale estimée à 4% par an. Sur cette base, les besoins augmenteront de 250% d’ici 2025 et 280% d’ici à 2030.

L’objectif fondamental, tant au niveau national que régional, est d’exploiter le potentiel des ressources animales pour stimuler la croissance économique et la sécurité alimentaire et nutritionnelle. La mise en œuvre de tels objectifs impose à la région de saisir les opportunités et de prendre en compte les atouts, les contraintes de l’élevage ainsi que des leçons apprises de mise en œuvre des politiques précédentes.

vendredi 30 novembre 2012